samedi 31 mai 2014

France: Fuite de pétrole sur un pipeline, près du Havre : quelles conséquences ?



Au lendemain de la fuite de pétrole brut, sur un pipeline, à Saint-Vigor-d’Ymonville, la dépollution du site s’organise. Combien de temps va-t-elle durer ? Quelles seront les conséquences ? Éléments de réponse.

Plusieurs dizaines de milliers de litres

Depuis le début de l’après-midi, lundi 26 mai 2014, les ouvriers s’activent en bordure de champ à Saint-Vigor-d’Ymonville. Le matin, vers 6 heures, un pipeline transportant du pétrole brut a cédé, engendrant une importante fuite. « Plusieurs dizaines de milliers de litres », selon un porte-parole du groupe Total, se sont déversées dans la nature.

Une tâche noire de 3 000 mètres carrés s’est formée à la surface du champ. Des témoins évoquent « un geyser » de pétrole brut sorti du sol, qui a éclaboussé une zone d’une cinquantaine de mètres de diamètre.

Le périmètre de la fuite a été sécurisé, en surface. Des barrages de rétention ont été placés autour de la parcelle polluée et dans les fossés entourant le champ, afin d’éviter la propagation et de faciliter les opérations de pompage. Les experts envoyés par le groupe Total doivent aussi déterminer l’étendue de la pollution du sol à cet endroit. Des prélèvements d’eau ont été effectués dans les fossés à proximité de la zone polluée.

Mais, déjà, on évoque le remplacement de milliers de tonnes de terre souillée, une fois le pompage terminé. En attendant, une base de chantier a été aménagée sur place. Deux chemins d’accès ont aussi été tracés dans le champ pour permettre de faciliter le pompage du pétrole brut.

Un précédent en Camargue

Un incident qui rappelle la fuite du pipeline de La Crau (Bouches-du-Rhône), le 7 août 2009. Plus de 4 000 mètres cubes de pétrole brut s’étaient échappés d’un oléoduc, au cœur d’une réserve naturelle. L’équipement, enterré, avait cédé. Les travaux de dépollution devaient durer un mois, expliquait alors La Provence.

Lundi, alors que les ouvriers s’activaient près du Havre, un journaliste du quotidien de Marseille est retourné sur place. « Une discrète odeur de pétrole flotte toujours sur la steppe de La Crau », écrit le journaliste, qui explique que, depuis l’incident, les espèces végétales rares, qui poussaient jadis sur ce morceau de Camargue ont été remplacées par d’autres. Hasard du calendrier, le procès de cette « marée noire terrestre » est prévu pour les 3 et 4 juin 2014.

Source 76actu