samedi 4 février 2017

Iran: la vie après les livraisons de S-300

S-300Selon Téhéran, l’exécution complète du contrat de livraison des systèmes antiaériens russes S-300 présage de nouveaux achats d’armes à la Russie. Des parlementaires russes vont bientôt l’évoquer en Iran avec les élus et responsables de la République islamique.

Une délégation de la commission pour la défense et la sécurité du Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe) se rendra prochainement en Irak où elle évoquera les contacts interparlementaires dans le domaine de la défense et le règlement en Syrie.

« Entre le 1er et le 6 mars, une délégation de la commission se rendra en Iran où elle aura des rencontres avec la commission analogue du parlement iranien, ainsi que dans les ministères des Affaires étrangères et de la Défense », a annoncé le président de la commission Viktor Ozerov.

Le contrat d'achat par la République islamique de systèmes antiaériens russes S-300 a été le point d'orgue de ces dernières années. Son exécution complète, fin 2016, a jeté les bases de nouveaux contacts entre l'Iran et la Russie dans le domaine militaro-technique.

Shoeib Bahman, politologue iranien spécialisé dans les relations entre l'Iran et la Russie, fait une prévision sur les perspectives de nouveaux projets bilatéraux.      
M. Bahman a raconté à Sputnik que la coopération militaire entre l'Iran et la Russie remontait à l'époque de la visite en Union soviétique du président iranien Ali Akbar Rafsanjani, en 1989. Dans les années 1990 et 2000, la coopération est entrée dans une phase active, les livraisons d'armes russes à l'Iran ont commencé. 

« À l'heure actuelle, après le marché des S-300, exécuté par à-coups pour des raisons bien notoires, tout indique que les deux pays ont l'intention d'étendre le partenariat sur cet axe, mettant l'accent sur l'achat d'autres armements nécessaires à la marine et à l'armée de l'air iraniennes », a noté l'expert.

Ces derniers mois, les pourparlers entre les deux pays se sont intensifiés, portant notamment sur les livraisons d'avions de chasse et d'armes légères russes.

« En outre, ces dernières années, un autre volet a été privilégié, à savoir la formation de militaires et techniciens iraniens. C'était une bonne pratique. Si les livraisons de nouveaux armements russes pour les forces aériennes ou la marine iraniennes se poursuivent, les spécialistes iraniens auront besoin de soutien en matière d'intégration des armements russes et de transfert des technologies », signale l'expert.
Il a fait remarquer que ces deux dernières années l'Iran et la Russie avaient intensifié leur coopération en Syrie, participant à des opérations antiterroristes communes.

« Ainsi la coopération militaire bilatérale entre l'Iran et la Russie ne se limite pas aux seuls contrats de livraison d'armes », a-t-il conclu.