dimanche 26 février 2017

La météo bizarre est-elle due au réchauffement climatique ?

« Février est le nouveau mai », « Les orages ne sont pas censés se produire maintenant », « Hein ? Quoi ? 18 degrés en février ? » 
À travers la province et le pays, on ne parle, ces dernières semaines, que des variations des températures de 57 degrés au Saskatchewan, de l’hiver le plus enneigé des 10 dernières années au B-C, des voitures ensevelies sous la neige dans les Maritimes, de la neige qui ne tient pas au Québec… 
« Cet hiver est tellement bizarre, qu’est-ce qui se passe ? » 
Alors… Est-ce le résultat du changement climatique ? Les records historiques (depuis les toutes premières données météorologiques) de février sont-ils dus au réchauffement de la planète ? 
Comparer le climat et la météo 
Le climat et le temps (météo) sont liés, mais ne sont pas la même chose. Si le climat était la « personnalité » de la Terre et de son atmosphère, le temps serait son humeur. Notre personnalité se forge avec les années, change lentement, et résume l’ensemble de nos humeurs – les moyennes comme les extrêmes. 
Mais peut-on dire que 15°C à Montréal en février est le résultat du réchauffement climatique ? 
La réponse est principalement non, avec, toutefois, un petit oui. Tout comme n’importe qui peut être de bonne ou de mauvaise humeur, le temps extrême peut se produire peu importe si le climat se réchauffe ou se refroidit. Si la météo devenait douce et clémente tous les jours, alors il y aurait un problème – on est au Canada après tout. 

Source des données : MetOffice
Cependant, et factuellement, l’atmosphère se réchauffe bien sur le long terme, et nous voyons plus de records de chaleur que de records de froid. Ce qui veut dire que les limites, au sein desquelles la météo évolue, se décalent petit à petit. Il peut donc encore faire très froid, mais il y a plus de chance qu’il fasse très chaud. 
Une autre façon de le voir, c’est de se dire que sur les 18 degrés records du mois de février 2017 à Sherbrooke, un degré est dû au réchauffement climatique. À l’inverse, le mois glacial de février 2015 aurait été encore un peu plus brutal sans réchauffement climatique.
Les températures plus froides que la moyenne du mois de février 2015. Sources : WeatherBell